Après l’art et l’architecture, le cinéma est l’une de mes passions les plus fortes.
Ces jours‑ci, j’ai regardé un film étonnant, « Columbus » de 2017, réalisé par un Américain d’origine coréenne, Kogonada. Ce film réunit deux de mes passions — le cinéma et l’architecture contemporaine. Enfin, je l’ai regardé deux fois : la première sans presque rien en savoir, et la seconde en essayant de repérer tous ses clins d’œil et ses sens cachés pour écrire ce post.
Qu’est‑ce que c’est donc, ce Columbus ?
Comme le titre l’indique, toute l’action se déroule à Columbus. J’avais déjà entendu le nom de cette ville, mais j’avais du mal à imaginer où elle se trouvait. Il s’est avéré qu’il existe deux Columbus en Amérique, et le film parle de celui de l’Indiana. Juste après le visionnage, je me suis précipitée pour chercher des informations sur cette ville magique — car malgré mon amour ancien pour l’architecture, je n’en savais rien, et pourtant c’est, en fait, un véritable conservatoire d’architecture moderne.

Il s’est avéré que toute cette splendeur moderniste est le résultat de la générosité et de l’enthousiasme d’un seul homme. C’est Joseph Irwin Miller (1909–2004) — industriel américain, grand fan d’architecture contemporaine et mécène généreux. Longtemps, il a dirigé la société Cummins — la principale entreprise de la ville, spécialisée dans la production de moteurs diesel. À un moment donné, il s’est enflammé pour l’idée de créer dans sa ville natale un ensemble de projets audacieux signés par de vrais « rock‑n‑rollers » de l’architecture. Le programme Cummins Foundation fut élaboré. En 1954, Miller créa un fonds pour financer les projets. La première subvention pour payer des services d’architectes fut accordée en 1957, et en 1960 cela devint un programme officiel de mécénat architectural. L’idée de Miller était extrêmement pratique et en même temps presque utopique : une bonne architecture devait améliorer la qualité de la vie quotidienne et rendre une petite ville industrielle (aujourd’hui environ cinquante mille habitants) attractive pour des gens intelligents et ambitieux.

Miller fit une proposition à plusieurs entreprises de Columbus : il paierait de sa poche la construction de leurs bureaux si elles acceptaient les projets qu’il avait choisis. En plus des bureaux, furent construits l’hôtel de ville, un centre de conférences, une bibliothèque et deux églises. Miller commanda aussi la construction de sa propre maison, chef‑d’œuvre du modernisme et du design intérieur — on la voit dans l’une des scènes du film. Les architectes les plus célèbres ayant participé à la construction de Columbus sont le père et le fils Saarinen, et Miller se lia d’amitié avec le second, à qui il commanda plusieurs projets.
Dans le film, il y a plusieurs niveaux de perception et plusieurs thèmes qui se répondent, et l’un d’eux est la relation entre parents et enfants. Cela concerne aussi deux architectes cultes. Entre le père, Eliel Saarinen, et son fils Eero existait une concurrence créative tacite. Il y eut même des situations vraiment dramatiques. Le père et le fils participèrent au concours pour le mémorial Jefferson à Saint‑Louis en 1948 — chacun avec son propre projet, indépendamment. À la fin du concours, on annonça que le gagnant était Saarinen, mais sans préciser lequel. Tout le monde était sûr que c’était le père — à cette époque, il était déjà célèbre dans le monde entier, tandis que le fils n’en était qu’à ses débuts, travaillant comme apprenti dans l’atelier paternel. J’imagine le choc qu’a dû vivre Saarinen père en apprenant que la victoire revenait à son fils. Au passage, plus tard, le projet fut complété par l’immense arche « Gateway to the West », devenue la carte de visite d’Eero Saarinen (elle n’apparaît pas dans le film, c’était juste une digression lyrique).
Un peu sur l’intrigue
Je soupçonne qu’un amateur de blockbusters trouvera ce film pénible ou même impossible à regarder : il est lent, visqueux, méditatif, avec de longs plans immobiles et des dialogues « domestiques » nonchalants. Moi, j’aime ce genre de films (par exemple, j’ai beaucoup aimé « Paterson » de Jarmusch et « Perfect Days » de Wim Wenders), donc j’ai pris un immense plaisir à le voir.
L’intrigue, à première vue, est très simple, mais après le visionnage il reste un long arrière‑goût. Sans aucun doute, nous avons affaire à une réflexion philosophique subtile.

Le Coréen Jin arrive en ville depuis Séoul pour voir son père soudainement tombé gravement malade, un architecte célèbre. Il devait donner une conférence à Columbus, mais il a perdu connaissance d’un coup, juste dans la rue, près de la First Christian Church, l’un des bâtiments cultes de la ville, et depuis il est dans le coma. Une rencontre dans la rue a lieu entre Jin et la jeune Casey, qui a grandi ici. En parlant, la fille se propose de lui montrer les curiosités locales — des bâtiments modernistes emblématiques. Précisons qu’à Columbus environ soixante‑dix bâtiments sont inscrits comme monuments d’architecture, Casey montre les bâtiments favoris de son classement personnel.

Au début, Jin erre dans la ville accompagné de Casey comme à contrecœur : il est irrité par la nécessité d’être ici et de rester auprès de son père. Ils n’ont jamais été proches, Jin estime que celui‑ci ne lui accordait pas d’attention, que ses projets comptaient plus que son propre fils. Agacé, le garçon dit franchement qu’il ne comprend rien à l’architecture, bien qu’il ait été entouré toute son enfance des plans de son père. Casey semble ne pas remarquer son irritation et raconte avec exaltation chaque nouveau bâtiment de sa liste.
Je n’ai pas envie de spoiler, je dirai seulement que l’architecture à l’écran influence non seulement la composition de l’image, mais aussi les personnages. En parlant des bâtiments, ils découvrent peu à peu quelque chose de nouveau l’un dans l’autre et en eux‑mêmes, vivant au fil du récit une transformation profonde. Casey, figée dans le temps, finit par se décider à prendre une décision importante, et Jin se réconcilie intérieurement avec son père et avec la situation qui l’entoure. Au passage, ce n’est pas du tout une histoire d’amour, pas un film sur une rencontre romantique — il n’y a ici qu’un léger soupçon de romantisme, fin, pas frontal, très asiatique. Par le niveau de relation, il m’a rappelé « Lost in Translation » de Sofia Coppola, où, d’ailleurs, il y a aussi une interaction entre cultures occidentale et asiatique. Dans « Columbus », le lien qui naît entre les héros est encore plus en pointillé, plus transparent, et l’étreinte finale d’adieu encore plus innocente.

Ainsi, l’idée exprimée dans l’une des scènes sur les propriétés curatives de l’architecture trouve sa confirmation — les héros, s’ils ne guérissent pas leurs âmes perdues, trouvent au moins un point d’appui. Une question logique surgit : cela se produit‑il sous l’influence du paysage urbain seul ou grâce à leur rencontre ? Ou bien les deux jouent‑ils ? À cette question, ce sera à vous de répondre en regardant le film.
En même temps, Kogonada n’idéalise pas les belles constructions futuristes. Il parle de « la promesse et des limites du modernisme » : la ville inspire à la fois l’espoir et la tristesse. L’architecture ici a, sans aucun doute, beaucoup changé, mais elle n’a pas rendu la vie des habitants idéale. La banlieue où vit Casey n’a pas cessé d’être une périphérie ouvrière pauvre, la plupart des gens ne sont pas devenus meilleurs, beaucoup d’habitants se sont même habitués au paysage qui les entoure et ont cessé d’y prêter attention. C’est précisément pour cela que le film est si silencieux et un peu triste : il reconnaît la force de la forme, mais n’en exagère pas l’omnipotence.
Esthétique du cadre
Du point de vue esthétique, c’est un spectacle absolument irréprochable. On peut contempler les plans sans fin, ce sont de véritables œuvres d’art (surtout si vous êtes fan d’architecture contemporaine). Les bâtiments dans le cadre sont une sorte d’image dans l’image et en même temps un cadre pour les scènes avec les personnages. Kogonada obtient un effet étonnant : les héros semblent faire partie intégrante du paysage architectural, et en même temps les immenses constructions statiques de verre et de béton soulignent leur solitude et leur désarroi. Les intérieurs vides et froids avec la silhouette sombre de Jin perdu s’opposent à l’exiguïté du logement de Casey. L’effet d’enfermement, de contrainte, d’attachement à une mère ingérable est renforcé par une prise de vue à travers la porte, comme en observation, qui resserre encore plus l’espace.

Le réalisateur ne cachait pas qu’il s’inspirait des œuvres du classique japonais Yasujirō Ozu. Lui aussi construisait la géométrie du cadre au millimètre près et tendait vers le minimalisme. Il a créé une esthétique particulière en filmant avec une caméra basse, comme si les scènes étaient observées par quelqu’un assis par terre sur un tatami. Ses plans sont marqués par la lenteur et une statique volontaire. Ozu est vénéré depuis un demi‑siècle par les cinéastes sérieux du monde entier. Ses procédés sont tellement intégrés au cinéma contemporain que nous ne prêtons même plus attention à cette particularité. Ils sont largement utilisés, par exemple, par le même Jarmusch et par Aki Kaurismäki. J’ai même regardé son film le plus connu, « Voyage à Tokyo ». J’y ai vraiment trouvé beaucoup de points communs avec la stylistique de « Columbus », et, d’ailleurs, on y retrouve aussi un conflit « pères et enfants ». Kogonada utilise également les « plans‑coussins » — ce procédé célèbre d’Ozu, une sorte de liaison où la caméra immobile fixe pendant quelques secondes un intérieur désert ou un paysage avant de passer à l’épisode suivant.
La composante visuelle du film de Kogonada m’a beaucoup plu, depuis des années pour moi la beauté du cadre compte plus qu’une intrigue haletante. J’ai été surprise d’apprendre que c’était son premier long‑métrage — tant le travail est mûr et intéressant. J’ai déjà commencé à regarder son deuxième film, « After Yang » — il est tourné dans le même style nonchalant et avec les mêmes procédés de mise en scène.
Conservatoire du modernisme
Passons maintenant au plus intéressant : regardons les bâtiments qui apparaissent dans le film, ils méritent vraiment l’attention. Certains m’étaient déjà passés sous les yeux en photo, la plupart je les ai vus pour la première fois, mais j’ai reconnu sans difficulté quelles constructions cultes plus anciennes les avaient inspirées.
1) Commençons par le premier bâtiment qui apparaît dans le cadre : c’est la First Christian Church,
construite en 1942 par Eliel Saarinen (le père). Ce fut la première construction moderne de Columbus, érigée bien avant la création du Fonds Miller, mais à sa demande.

C’est aussi l’une des premières églises américaines réalisées dans un style moderne. J’imagine quelle révolution cela a dû être à l’époque ! À ce moment‑là, la mode de l’art déco venait tout juste de passer, avec une idée esthétique complètement différente.

Au passage, Eliel Saarinen a beaucoup travaillé dans le style art déco comme dans l’art nouveau plus ancien. On peut saisir de légers échos de l’art déco dans la construction de l’église, mais c’est tout de même un bâtiment très différent par son style : géométrie laconique, quasi absence de décor, fonctionnalité assumée.

2) La bibliothèque (Bartholomew County Public Library) comme lieu de rencontre à l’intérieur d’un dialogue déjà existant.
Casey travaille à la bibliothèque, un bâtiment construit par I. M. Pei en 1969. Ici, on la voit mener un dialogue intellectuel avec son collègue (joué par le plus jeune des frères Culkin, Rory) sur fond de plafond nervuré spectaculaire dans la salle de lecture.

La première rencontre avec Jin a lieu au passage est, juste à côté de la bibliothèque. Ce n’est pas un hasard en soi, parce que Pei avait conçu la bibliothèque comme un bâtiment en dialogue avec la First Christian Church d’Eliel Saarinen, de l’autre côté de la rue, leurs designs ayant des points communs. Autrement dit, le film présente littéralement les personnages dans un espace où les bâtiments « se parlent » déjà entre eux.

3) La maison Miller

J. Irwin Miller a commandé le projet à Eero Saarinen (le fils). Pour réaliser ce projet, l’architecte s’est entouré d’une équipe de professionnels talentueux : son principal partenaire Kevin Roche, le designer d’intérieur Alexander Girard et le paysagiste Dan Kiley. J’ai tout de suite reconnu l’influence — ces constructions basses « de verre » de Ludwig Mies van der Rohe, troisième et dernier directeur du Bauhaus (que j’adore, soit dit en passant !).

Il a pour la première fois réalisé cette idée dans le pavillon allemand de l’exposition de Barcelone et dans la villa Tugendhat. Aujourd’hui, ces constructions nous sont tellement familières que nous ne réalisons même plus à quel point elles étaient audacieuses pour la fin des années 1920 et le début des années 1930, à une époque où l’art déco luxueux et décoratif dominait.

La maison Miller est en quelque sorte un « épicentre d’influence », puisqu’elle était la demeure de celui qui a tout organisé et grâce à qui toutes ces constructions ont vu le jour. Ce n’est pas dit directement, mais si l’on est attentif, on peut remarquer quelques allusions. Par exemple, dans le modeste logement de Casey, on aperçoit les mêmes boules en verre‑bibelots qu’à l’intérieur de la maison Miller.
4) La banque Irwin Union, son nouveau bâtiment signé Deborah Berke — comme un pont vers un futur peut‑être heureux.
C’est le bâtiment le plus « récent » du film, construit en 2006.

Casey rêve d’une carrière d’architecte, Deborah Berke est pour elle une sorte de repère et de modèle, mais les circonstances ne lui permettent pas de considérer son rêve comme un projet réaliste. Le bâtiment de la banque apparaît plusieurs fois dans différentes scènes, on y voit surtout un volume de verre spectaculaire posé sur de fines colonnes, éclairé de l’intérieur.

Casey vient parfois ici pour réfléchir et s’attrister. C’est précisément avec cette construction que commence sa passion pour l’architecture moderniste, c’est ce bâtiment qu’elle considère comme son « numéro trois ».
5) La rédaction du Republic : symbole de transparence et d’ordre.
Casey vient ici pour chercher un petit boulot et on la voit ensuite marcher longtemps dans le passage vitré en forme de tube.

Le bâtiment vitré du journal porte en lui l’idée de vérité et de transparence. Même dans les descriptions officielles, la construction est caractérisée comme « une architecture de verre et d’acier symbolisant la transparence de la presse et son lien avec la communauté ». Autrefois, l’imprimerie se trouvait aussi ici, les passants pouvaient voir les machines depuis la rue.

L’apparition du bâtiment dans le cadre, comme symbole d’ouverture et de véracité, est liée à la scène où Casey commence à comprendre que sa mère la trompe.
6) Irwin Conference Center (ancien bâtiment de l’Irwin Union Bank)
L’un des lieux centraux pour les conversations de Jin et Casey ; c’est là qu’il la force littéralement à parler non pas « comme un guide », mais pour de vrai. C’est une scène importante de leur rapprochement. C’est encore un projet inspiré par la philosophie de Mies van der Rohe, et encore une révolution. L’idée absolument novatrice était qu’une banque, habituellement associée à la solidité, à la protection et au secret, s’installe dans un bâtiment de verre.

Eero Saarinen l’a construit en 1964. Ici, la transparence des murs symbolise le moment d’ouverture — Casey, à la demande de Jin, commence pour la première fois à exprimer franchement ses pensées. Kogonada utilise au début de la scène un procédé intéressant — on ne voit pas Casey, mais son reflet. Elle parle avec des phrases apprises dans un guide, comme si ce n’était pas elle, mais sa vitrine en miroir.

J’ajouterai que le premier inspirateur de ce genre de projets, Ludwig Mies van der Rohe, allait encore plus loin dans ses expérimentations — il construisait des habitations de verre. Son projet le plus connu est la « Maison de verre » ou Farnsworth House, réalisée pour la docteure Edith Farnsworth. C’était une villa de campagne pour passer les week‑ends dans la nature. Le projet est très élégant et spectaculaire, mais pas vraiment adapté à la vie quotidienne.

La commanditaire est restée mécontente, même si elle avait approuvé le projet avant la construction, et elle a longtemps poursuivi l’architecte en justice. Elle se plaignait que dans sa maison extravagante elle se sentait seule et sans protection. Elle a vendu la maison en 1972. Aujourd’hui, elle est considérée comme un chef‑d’œuvre de l’architecture et la fierté de l’Illinois.
7) L’hôpital de James Stewart Polshek et la question « un bâtiment peut‑il guérir ? »
C’est le « numéro quatre » dans la liste de Casey.
L’un des blocs du Centre de santé mentale de Columbus est construit comme un pont au‑dessus d’un ruisseau, reliant l’hôpital et le parc. J’y ai repéré un autre clin d’œil architectural — une référence à la « Maison sur la cascade » de Frank Lloyd Wright. La description officielle parle d’une symbolique de connexion entre santé, communauté et nature. Jin dit que dans le livre de Polshek il a lu l’idée de « l’effet thérapeutique de l’architecture ». Il pense que la galerie suspendue est une sorte de pont entre la maladie et la guérison.

C’est sans doute l’idée architecturale la plus explicite du film : l’espace n’est pas obligé de guérir magiquement, mais il peut offrir une forme organisée dans laquelle le traumatisme cesse d’être un chaos. C’est pourquoi les conversations du film sur « l’art de guérir » ne surgissent pas de nulle part : elles sont liées à un projet concret et à une éthique architecturale précise.
8) City Hall : un regard mûr sur le lien entre les époques


Casey appelle City Hall son bâtiment le moins aimé. Mais ensuite Jin remarque que le bâtiment d’Edward Bassett (1981) crée un lien visuel entre l’architecture ancienne et nouvelle du centre‑ville. C’est un geste très important du film : il refuse la division adolescente entre « magnifique » et « horrible » et propose un regard plus adulte sur la ville comme système de relations entre les constructions.
9) L’église North Christian Church d’Eero Saarinen.
Autrement dit, à Columbus, une église a été construite par le père, et une autre par le fils. C’est aussi une sorte de dialogue des générations, incarné dans des projets concrets. L’église est vraiment impressionnante, très audacieuse dans sa forme.

La hauteur du pic qui couronne la toiture est de 59 mètres. On voit les deux personnages se promener dans le parc près de l’église, puis ils poursuivent leur conversation dans ses intérieurs. L’aménagement intérieur est très sobre et ascétique, puisque l’église était destinée à une communauté protestante.


C’était le dernier projet d’Eero Saarinen, terminé après sa mort, en 1964.
10) Le pont Robert N. Stewart,
auparavant connu comme le pont de la Second Street, est un pont à haubans conçu par J. Muller International et achevé en 1999. Le pont est suspendu, les quarante câbles qui soutiennent la structure forment un éventail. C’est encore un symbole de passage. Dans l’un des premiers épisodes du film, on le distingue à peine derrière la verdure, et dans le dernier plan le pont apparaît en gros plan, comme un signe que le passage a eu lieu.
Dans le film, on aperçoit aussi d’autres constructions célèbres de la ville. Certaines restent hors champ, car caser les soixante-dix monuments de Columbus dans un film de deux heures n’était pas la tâche du réalisateur, et même sans cela, le résultat est excellent.

J’ai obtenu un récit assez détaillé, mais je pense que chaque spectateur pourra trouver dans le film quelque chose à lui, quelque chose de nouveau.
Si vous l’avez déjà vu, partagez vos impressions. Si vous avez eu envie de le regarder, je serai ravie si vous revenez écrire quelques mots sur votre perception.