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Aubagne : 10 faits sur la ville natale de Marcel Pagnol

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Aujourd’hui, c’est l’anniversaire de Marcel Pagnol, natif d’Aubagne, alors c’est le moment idéal pour parler de sa ville natale. J’aime beaucoup Aubagne, j’aime ses vieux quartiers et ses collines poétiques tout autour. J’ai rassemblé pour vous quelques faits sur cette ville, certains d’entre eux vous sont peut‑être inconnus. 

Buste de Marcel Pagnol devant l’entrée du musée

1. Le musée‑maison de Marcel Pagnol se trouve en plein centre, au 16 cours Barthélemy. C’était un tout petit appartement — le logement modeste d’un instituteur et d’une couturière, où le futur écrivain et cinéaste est né en 1895. Le musée est installé au rez‑de‑chaussée (j’en parlerai un jour dans un article à part), mais en réalité la famille vivait au troisième étage.

Ce n’est probablement pas le berceau de Marcel Pagnol, mais il en avait certainement un similaire.

Le futur écrivain n’a passé ici que les trois premières années de sa vie, mais la mémoire en est soigneusement préservée, le musée municipal a ouvert en 1973. Il est très sympathique et le personnel est tout simplement merveilleux : ils vous racontent avec amour et enthousiasme l’histoire de la famille Pagnol et vous font visiter le musée. 

Marcel Pagnol est littéralement partout ici. Office de tourisme à Aubagne

2. Aubagne abrite l’état‑major de la Légion étrangère. Depuis 1962, le commandement de toute la Légion étrangère se trouve ici ; on y trouve aussi l’unique musée officiel, le Musée de la Légion étrangère. C’est l’un des rares musées du coin où je ne suis encore jamais allée — je ne suis pas très portée sur tout ce qui est militaire. Des hauts fonctionnaires et des politiques de Paris viennent souvent en visite officielle, même Macron est venu récemment. Ces jours‑là, beaucoup de rues sont fermées et c’est une vraie catastrophe — c’est mon secteur de travail. 

Bâtiment de la mairie à Aubagne

Quand je suivais mes cours de français, mon dernier cours avait lieu à Aubagne, j’y venais de Marseille tous les jours pendant deux mois et demi, à neuf heures du matin. Dans notre groupe, il y avait plusieurs filles russophones — des épouses de légionnaires. Beaucoup de soldats de la Légion viennent de l’ex‑URSS. 

3. Fait étonnant : depuis mai 2009, le réseau de bus — et depuis septembre 2014 la ligne de tramway locale — sont gratuits ; c’est la première agglomération de plus de 100 000 habitants en France à adopter ce système. Les habitants utilisent davantage les transports publics et moins la voiture, ce qui améliore beaucoup l’écologie. 

4. Autre fait sur les transports : Aubagne possède la ligne de tramway la plus courte de la région : seulement 2,8 km (5 arrêts). Elle reste l’une des plus courtes de France, mais transporte jusqu’à 12 000 passagers par jour. Et un fait sur moi : je n’ai jamais utilisé les transports publics à Aubagne. Pendant mes études, j’arrivais en bus interurbain depuis Marseille, maintenant je me déplace en voiture de service. 

Chapelle des Pénitents noirs d’Aubagne

5. À côté de l’école où j’apprenais le français, il y avait un grand atelier de céramique. Il s’avère qu’il n’est pas le seul. Dans la région, on extrait une argile « verte » rare et de grande qualité. Ses gisements se trouvent dans la vallée de l’Huveaune, près de la ville. On l’appelle la « terre d’Aubagne ». C’est elle qui donne leur teinte particulière et leur plasticité aux céramiques locales et aux santons de Noël.

Photo du site web de la ville.

6. À propos des santons. Même si la première foire aux santons a eu lieu à Marseille en 1803, leur capitale officieuse, c’est Aubagne. On y trouve une trentaine d’ateliers de santonniers ; chaque décembre, la ville organise le « Marché des santonniers », qui existe depuis plus de quatre‑vingts ans. 

La chapelle des Pénitents blancs

7. L’argile locale a autrefois donné un fort élan au développement économique de la ville. Historiquement, Aubagne était le plus grand fournisseur de tuiles et de briques : jusqu’à quarante tuileries y fonctionnaient. Le dernier atelier, « La Tuilerie Monier », a fermé en 2000. Depuis le milieu du XIXᵉ siècle, la ville était considérée comme un important centre industriel. Il y avait des moulins, des scieries, des ateliers de tannerie, etc. 

Photo du site web de la ville.

8. Ici, il y a aussi une « FIFA », mais cela n’a rien à voir avec le football : c’est le Festival International du Film d’Aubagne. Il existe depuis 1999, il contribue à la promotion des jeunes cinéastes et se spécialise dans les bandes originales et la collaboration entre réalisateurs et compositeurs — un profil unique en Europe. 

9. Aubagne possède un site inscrit dans le réseau Natura 2000 : le massif du Garlaban. Sur les collines autour de la ville poussent plus de vingt espèces rares, dont l’orchidée endémique « Ophrys de Drôme ». Comme vous vous en doutez, même les habitants ne le savent pas vraiment. 

10. Ici, beaucoup de gens portent des noms italiens : en 1913, environ 40 % des ouvriers des usines d’Aubagne étaient italiens. Dans la seconde moitié du XIXᵉ siècle, la France développait activement son industrie et avait besoin de main‑d’œuvre. Le réservoir le plus proche était l’Italie, plus pauvre.

Les principales vagues de migrants venaient du Piémont, de la Ligurie et de la Toscane, et s’installaient surtout en Provence. C’est tout près — par les Alpes ou le long de la côte. Avec ses nombreuses usines, Aubagne avait besoin de main‑d’œuvre, alors on embauchait les Italiens venus travailler. 

Et vous, vous êtes déjà allé à Aubagne ? Qu’est‑ce que vous en pensez ? Vous aimez la ville de Marcel Pagnol ?

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